On ne se marie pas en Auvergne pour les mêmes raisons qu'en Provence.
Ici, ce n'est pas la douceur qui frappe, c'est l'échelle. Des plateaux qui portent à trente kilomètres, des volcans arrondis par le temps, des châteaux plantés sur des pitons, et une lumière qui vient de haut parce qu'il n'y a rien pour l'arrêter. Un mariage auvergnat qui utilise ce paysage produit des images qu'aucune région méditerranéenne ne peut donner.
Je suis photojournaliste de mariage. Je fais du reportage : j'observe, je me déplace, je photographie ce qui a lieu. Le métier depuis 1992, une formation de photojournaliste, des années en agences de presse. Je vis une partie de l'année en Auvergne, et cette présence change des choses très concrètes.
Le Cantal est un pays de plateaux et de vallées, avec les monts du Cantal au centre, le Cézallier au nord, et deux villes qui ne se ressemblent pas. Saint-Flour tient sur son promontoire, à près de neuf cents mètres, avec une ville haute qui se détache entièrement sur le ciel. Aurillac occupe un bassin, avec la vallée de la Jordanne qui remonte vers les monts. Voir les pages Saint-Flour et Aurillac.
Le Puy-de-Dôme est plus urbain et plus volcanique. Clermont-Ferrand et sa pierre de Volvic, noire, qui donne aux images une gravité que la pierre claire n'a pas. Et la chaîne des Puys tout autour, avec les lacs d'Aydat et de Servières. Voir la page Clermont-Ferrand.
L'Auvergne n'a pas la tolérance climatique du Sud, et les mois n'y ont pas la même valeur.
L'automne est le meilleur moment. L'été indien y dure, les couleurs tiennent longtemps, et la lumière rasante des après-midi d'octobre donne aux plateaux quelque chose que le plein été n'a jamais.
Le printemps offre de très belles lumières, particulièrement pour travailler dans les châteaux et les intérieurs de pierre, où la lumière naturelle qui entre par de hautes fenêtres change tout.
L'hiver est exigeant. Si le temps se ferme, la lumière devient compliquée et les journées sont courtes. Cela ne l'exclut pas, cela demande de construire le déroulé autour des heures utiles plutôt que l'inverse.
Le Château de Pesteils à Polminhac, le Château d'Anjony à Tournemire, le Château de Val à Lanobre pour le Cantal. Le Château de Bois Rigaud à Usson, le Château de la Canière à Thuret, le Domaine de la Palle à Pontgibaud pour le Puy-de-Dôme. La région compte une densité de lieux patrimoniaux que sa réputation ne laisse pas deviner.
Les grands paysages, eux, sont ailleurs. Le viaduc de Garabit, le plateau du Cézallier, le Puy Mary, Salers, la chaîne des Puys : ils valent le déplacement et sont presque toujours trop loin pour tenir dans le déroulé d'une journée de mariage sans la casser.
C'est ce que je propose le plus souvent en Auvergne, et pour une raison de distance plutôt que de style.
Vous partez à deux, sans horaire, sans invités qui attendent, et nous allons là où le paysage le mérite. Une heure de route devient acceptable quand elle n'est pas prise sur le cocktail. Ce sont souvent les images que les couples préfèrent, parce qu'elles sont les seules de la série où personne ne les regarde.
Les lieux de réception disposent tous d'espaces intérieurs, et les châteaux de la région en particulier, dont les salles voûtées sont souvent plus belles que leurs extérieurs. Le musée de la Haute-Auvergne peut constituer une seconde option, sous réserve d'un accord préalable.
Pour la séance de couple, la même solution que ci-dessus : un autre jour, une autre lumière. Dans une région où le ciel change en une heure, c'est moins un plan de secours qu'une façon normale de travailler.
Le Cantal, avec le plus grand volcan d'Europe et des paysages qui réclament leur propre journée, a sa page à part.
Qu'apporte le paysage auvergnat qu'une région méditerranéenne ne donne pas ? L'échelle. Des plateaux qui portent à trente kilomètres, des volcans arrondis par le temps, des châteaux plantés sur des pitons, et une lumière qui vient de haut parce que rien ne l'arrête. Un mariage qui utilise ce paysage produit des images d'un registre que le littoral ne permet pas.
Le Cantal et le Puy-de-Dôme se photographient-ils de la même façon ? Le Cantal est un pays de plateaux et de vallées, avec Saint-Flour sur son promontoire à près de neuf cents mètres et Aurillac dans son bassin. Le Puy-de-Dôme est plus urbain et plus volcanique, avec la pierre de Volvic de Clermont-Ferrand, noire, qui donne aux images une gravité que la pierre claire n'a pas, et la chaîne des Puys tout autour.
Pourquoi proposer une séance le lendemain plutôt que le jour même ? Pour une raison de distance. Le viaduc de Garabit, le plateau du Cézallier, le Puy Mary, Salers et la chaîne des Puys valent le déplacement et se trouvent presque toujours trop loin pour tenir dans le déroulé d'une journée sans la casser. Le lendemain, une heure de route devient acceptable parce qu'elle n'est plus prise sur le cocktail, et parce que personne n'attend.
Quel repli existe si le temps se ferme pendant la réception ? Les lieux de réception disposent tous d'espaces intérieurs, et les châteaux de la région en particulier, dont les salles voûtées sont souvent plus belles que leurs extérieurs.
Un déplacement depuis la Côte d'Azur est-il facturé en supplément ? Je passe environ deux semaines par mois en Auvergne, sans calendrier arrêté à l'avance. Les dates se calent au moment de la réservation, et j'ajuste mes déplacements aux reportages retenus sur les deux régions. Un mariage en Auvergne n'entraîne donc aucun frais de déplacement supplémentaire.
Racontez-moi votre journée, et nous verrons ensemble comment elle se photographie.
Une page par commune, avec ce qui la distingue pour un reportage.
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