Groupe de mariage réuni sur un escalier de pierre devant une bâtisse aux volets clairs, mariés et invités en tenues claires, lumière de fin d’après-midi

Photographe de mariage à Aurillac

Aurillac ne se photographie pas comme Saint-Flour, et c'est le premier point à poser.

Saint-Flour est une ville de plateau, posée sur un promontoire, exposée au vent et découpée sur le ciel. Aurillac occupe un bassin. Elle est plus basse, plus abritée, entourée de collines qui remontent doucement vers les monts du Cantal. La lumière y arrive moins franche et s'y éteint plus lentement, ce qui donne des fins de journée plus longues à travailler.

Je suis photojournaliste de mariage. Je fais du reportage : j'observe, je me déplace, je photographie ce qui a lieu. Le métier depuis 1992, une formation de photojournaliste, des années en agences de presse. Je vis une partie de l'année en Auvergne.

L'axe qui structure un mariage aurillacois

Bassin, vallée, montagne. C'est la ligne qui organise tout ici, et elle se parcourt en une trentaine de minutes.

La ville en bas, avec sa pierre de lave grise, ses places et sa vieille ville. La vallée de la Jordanne qui remonte, plus verte et plus fermée, avec ses hameaux et sa rivière. Puis les monts du Cantal qui s'ouvrent, avec le Puy Mary au bout.

Un reportage qui utilise deux de ces trois niveaux obtient une variété qu'aucune ville de plateau ne permet. C'est le principal avantage d'Aurillac.

Les châteaux du bassin

Le Château de Sédaiges à Arpajon-sur-Cère, à dix minutes de la ville. Le Château de Pesteils à Polminhac, avec son donjon planté au-dessus de la vallée de la Cère. Le Château d'Anjony à Tournemire, resté dans la même famille depuis six siècles.

Ce sont des lieux patrimoniaux avant d'être des lieux de réception, et leurs conditions varient. Ils partagent une qualité commune : des intérieurs de pierre où la lumière entre par de hautes fenêtres, ce qui donne au printemps et à l'automne des préparatifs que peu de régions permettent.

Salers, un peu plus loin, offre autre chose : un village entier en pierre volcanique sombre, classé, où une robe blanche existe pleinement.

La vallée de la Jordanne, pour la séance de couple

C'est ce que je conseille quand la journée ne permet pas de monter jusqu'aux monts. La vallée remonte au nord d'Aurillac, elle est proche, et elle donne en un quart d'heure de route un décor complètement différent de la ville.

De l'eau, des arbres, des versants qui se ferment, et une lumière filtrée qui tient plus longtemps qu'en terrain découvert. C'est aussi la seule option vraiment confortable en plein été, quand le bassin devient chaud en milieu de journée.

Faut-il monter jusqu'aux monts du Cantal ?

Si le paysage compte pour vous, oui, mais pas le jour du mariage.

Le Puy Mary et les cols qui y mènent sont à quarante minutes ou plus, sur des routes de montagne. Les insérer dans un déroulé revient à sacrifier le cocktail, et à faire attendre les invités pendant que vous roulez.

Ma proposition tient en une phrase : nous consacrons un autre jour à la séance de couple. Vous partez à deux, sans horaire, sans personne qui attend, et nous allons là où le paysage le mérite. Ce sont souvent les images que les couples préfèrent, parce qu'elles sont les seules de la série où personne ne les regarde.

Ce que la saison change

L'automne est le meilleur moment. L'été indien y dure, les couleurs de la vallée tiennent longtemps, et la lumière rasante d'octobre donne aux versants un relief que le plein été aplatit.

Le printemps offre de très belles lumières, particulièrement dans les châteaux et les intérieurs de pierre.

L'hiver est exigeant. Si le temps se ferme, la lumière devient compliquée et les journées sont courtes. Le bassin est en revanche mieux protégé que les plateaux, ce qui rend Aurillac plus praticable que Saint-Flour à la mauvaise saison.

Que se passe-t-il s'il pleut ?

Le lieu de réception dispose de ses espaces intérieurs, et les châteaux du bassin ont souvent des salles voûtées plus belles que leurs extérieurs.

Pour la séance de couple, je préfère la reprogrammer un autre jour, dans la semaine ou plus tard. Dans un département où le ciel change en une heure, c'est moins un plan de secours qu'une façon normale de travailler.

Questions fréquentes

En quoi Aurillac se photographie-t-elle autrement que Saint-Flour ? Aurillac occupe un bassin quand Saint-Flour tient sur un promontoire. La lumière y arrive moins franche et s'y éteint plus lentement, ce qui allonge les fins de journée utiles. La pierre de lave grise de la ville donne par ailleurs aux images une valeur sombre que la pierre claire des plateaux n'a pas.

Quel axe utiliser pour obtenir de la variété en une seule journée ? Bassin, vallée, montagne, une ligne qui se parcourt en une trentaine de minutes. La ville en bas avec sa vieille ville, la vallée de la Jordanne qui remonte plus verte et plus fermée, puis les monts du Cantal qui s'ouvrent. Un reportage qui utilise deux de ces trois niveaux obtient une variété qu'aucune ville de plateau ne permet.

Où placer la séance de couple quand la journée ne permet pas de monter ? Dans la vallée de la Jordanne, à un quart d'heure de route au nord de la ville. De l'eau, des arbres, des versants qui se ferment et une lumière filtrée qui tient plus longtemps qu'en terrain découvert. C'est aussi la seule option vraiment confortable en plein été, quand le bassin devient chaud en milieu de journée.

Les châteaux du bassin s'abordent-ils comme des lieux de réception ordinaires ? Sédaiges à Arpajon-sur-Cère, Pesteils à Polminhac et Anjony à Tournemire sont des lieux patrimoniaux avant d'être des lieux de réception, et leurs conditions varient de l'un à l'autre. Ils partagent des intérieurs de pierre où la lumière entre par de hautes fenêtres, ce qui donne au printemps et à l'automne des préparatifs que peu de régions permettent.

Quel mois donne les meilleures conditions dans le bassin d'Aurillac ? Octobre, pour la lumière rasante qui rend aux versants un relief que le plein été aplatit, et pour des couleurs de vallée qui tiennent longtemps. Le printemps sert surtout les intérieurs de pierre des châteaux. L'hiver reste exigeant, avec des journées courtes, le bassin étant mieux protégé que les plateaux voisins.

Lawrence Banahan intervient-il régulièrement dans le Cantal ? Lawrence Banahan vit une partie de l'année en Auvergne et en connaît le territoire. Son expérience de mariage, le métier depuis 1992 et une formation de photojournaliste, s'est construite principalement sur la Côte d'Azur et en Provence, et c'est ce métier qu'il apporte ici.

Racontez-moi votre journée, et nous verrons ensemble comment elle se photographie.

Extraits de reportage
Sortie de cérémonie sous une haie d’honneur de sabres, photographie en noir et blanc
Vue en plongée sur la mariée entourée de ses demoiselles d’honneur pendant les préparatifs, en noir et blanc
Portrait de la mariée assise pendant la cérémonie, étole de fourrure blanche, en noir et blanc
Gros plan sur la main de la mariée et son alliance après l’échange des consentements
Groupe d’invitées serrées pour une photographie prise au téléphone en sortie de cérémonie civile
Baiser des mariés sous une arche fleurie d’orchidées lors d’une cérémonie laïque en bord de mer, invités qui applaudissent
Sortie de mairie sous une pluie de pétales, vue en contre-plongée sur la façade

Explorez le monde avec moi

Photographions votre prochaine destination