Le Cantal est le plus grand volcan d'Europe, et cela se sent dès qu'on y roule. Les vallées partent en étoile depuis le centre, les plateaux portent loin, et les villages s'accrochent où ils peuvent.
C'est un département où l'on ne se marie pas par hasard. On y vient parce qu'on en est, ou parce que la famille en est, ou parce qu'un lieu précis a décidé de tout. Les mariages y sont plus enracinés qu'ailleurs, et cela se photographie différemment.
Je suis photojournaliste de mariage. Je fais du reportage : j'observe, je me déplace, je photographie ce qui a lieu. Le métier depuis 1992, une formation de photojournaliste, des années en agences de presse. Je vis une partie de l'année en Auvergne.
Saint-Flour tient sur un promontoire, à près de neuf cents mètres. La ville haute, ses remparts et sa cathédrale de pierre sombre se détachent entièrement sur le ciel, sans périphérie pour les encombrer. Le vent y est un paramètre permanent, pas un incident. Voir la page Saint-Flour.
Aurillac occupe un bassin, plus bas, plus abrité, avec la vallée de la Jordanne qui remonte vers les monts. La lumière y est moins franche et les journées plus longues à s'éteindre. Voir la page Aurillac.
Deux territoires, deux façons de construire une journée. Le choix se fait souvent tout seul, selon d'où vient la famille.
Le Château de Pesteils à Polminhac, avec son donjon planté au-dessus de la vallée de la Cère. Le Château d'Anjony à Tournemire, resté dans la même famille depuis six siècles. Le Château de Val à Lanobre, posé sur son avancée au bord de l'eau. Le Château de Sédaiges à Arpajon-sur-Cère.
Ce sont des lieux patrimoniaux avant d'être des lieux de réception, et leurs conditions varient. Ils partagent en revanche une qualité commune : des intérieurs de pierre où la lumière entre par de hautes fenêtres, ce qui donne au printemps et à l'automne des préparatifs que peu de régions permettent.
Le Puy Mary, le plateau du Cézallier, le viaduc de Garabit, Salers et ses maisons de lave, la vallée de la Jordanne. Ce sont les décors qui font la réputation du département, et ils sont presque tous à quarante minutes ou plus d'un lieu de réception.
Les insérer dans le déroulé d'un mariage revient à sacrifier le cocktail. Ma proposition tient donc en une phrase : nous consacrons un autre jour à la séance de couple. Vous partez à deux, sans horaire, sans invités qui attendent, et nous allons là où le paysage le mérite.
Ce sont souvent les images que les couples préfèrent, parce qu'elles sont les seules de la série où personne ne les regarde.
L'automne est le meilleur moment du Cantal. L'été indien y dure, les couleurs tiennent longtemps, et la lumière rasante des après-midi d'octobre donne aux plateaux quelque chose que le plein été n'a jamais.
Le printemps offre de très belles lumières, particulièrement dans les châteaux et les intérieurs de pierre.
L'hiver est exigeant. Si le temps se ferme, la lumière devient compliquée et les journées sont courtes. Cela demande de construire le déroulé autour des heures utiles plutôt que l'inverse.
L'été est beau mais court sur les hauteurs, et le vent y reste présent, ce qui donne d'excellentes images à qui l'accepte.
Les lieux de réception disposent tous d'espaces intérieurs, et les châteaux de la région ont souvent des salles voûtées plus belles que leurs extérieurs. Le musée de la Haute-Auvergne peut constituer une seconde option, sous réserve d'un accord préalable.
Pour la séance de couple, la même solution : un autre jour, une autre lumière. Dans un département où le ciel change en une heure, c'est moins un plan de secours qu'une façon normale de travailler.
Qu'est-ce que la structure volcanique du département change pour un reportage ? Le Cantal est le plus grand volcan d'Europe, et ses vallées partent en étoile depuis le centre. Les plateaux portent loin, les villages s'accrochent où ils peuvent, et une journée qui descend une vallée ou franchit un plateau change complètement de décor en peu de kilomètres.
Le vent est-il un incident ou un paramètre permanent ? Un paramètre permanent à Saint-Flour, dont la ville haute tient sur un promontoire à près de neuf cents mètres, sans périphérie pour l'encombrer. L'été reste court sur les hauteurs et le vent y demeure présent, ce qui donne d'excellentes images à qui l'accepte plutôt que de le combattre.
Pourquoi les grands paysages demandent-ils leur propre journée ? Le Puy Mary, le plateau du Cézallier, le viaduc de Garabit, Salers et ses maisons de lave se trouvent presque tous à quarante minutes ou plus d'un lieu de réception. Les insérer dans le déroulé revient à sacrifier le cocktail. Le lendemain, vous partez à deux, sans horaire et sans invités qui attendent, et ce sont souvent les images que les couples préfèrent.
Quelles conditions s'appliquent à une intervention dans le département ? Je passe environ deux semaines par mois en Auvergne, sans calendrier arrêté à l'avance, et j'interviens de Saint-Flour à Mauriac et de Salers à Aurillac, ainsi que dans le Puy-de-Dôme et la Haute-Loire. Les dates se calent au moment de la réservation, et j'ajuste mes déplacements aux reportages retenus sur les deux régions. Un mariage dans le Cantal n'entraîne donc aucun frais de déplacement supplémentaire.
Racontez-moi votre journée, et nous verrons ensemble comment elle se photographie.
Une page par commune, avec ce qui la distingue pour un reportage.
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