Je viens de la presse, et j'ai gardé sa manière de regarder. Paris est la ville où j'ai appris ce métier, et où je l'ai exercé pendant quinze ans.
Mes débuts se sont faits dans les studios de photographie de mode, où l'on apprend la lumière avant tout le reste. Puis la presse, les agences, les magazines. Les mariages sont venus se glisser au milieu de tout cela, cinq années durant, avant que je rentre dans le Sud dont je suis originaire.
J'ai photographié cette ville pendant des années pour le magazine Paris Absolument. Ce travail-là oblige à sortir des cartes postales.
Les petites rues de Montmartre au-dessus de la foule, les vignes qui tiennent encore dans Paris, les passages couverts et leur verrière, les bistrots à treille qui échappent aux guides, les Buttes-Chaumont et leurs ponts, les pavés de Montparnasse, les bords du canal Saint-Martin, la place de la Bastille, les escaliers discrets de l'Île de la Cité au ras de l'eau. Et tous ces petits parcs restés hors des itinéraires.
La tour Eiffel et le Carrousel du Louvre existent, bien sûr. Ils sont photographiés mille fois par jour, et la plupart des lieux les plus spectaculaires demandent une autorisation préalable. Je préfère les endroits où l'on peut marcher, s'asseoir, se parler.
Le mariage complet, du matin à la fin de soirée, dans la même approche documentaire qu'ailleurs.
L'elopement, cérémonie à deux ou avec quelques proches. Paris s'y prête particulièrement : tout tient dans une journée, les distances sont courtes, et la ville fournit son décor sans qu'on ait à le composer.
La séance de couple seule, la veille du mariage ou le lendemain, pour les couples qui se marient ailleurs et veulent des images parisiennes. Elle se fait à pied, ou sur l'eau, la Seine offrant un point de vue que la rive ignore.
Elle ressemble peu à celle du Midi, et c'est ce qui la rend intéressante.
Le ciel y est souvent couvert, ce qui donne une lumière diffuse et régulière là où le Sud impose de composer avec un soleil dur. Un ciel gris parisien est une boîte à lumière de plusieurs kilomètres : les visages s'y modèlent sans ombre portée, et la couleur reste fidèle du matin au soir.
L'hiver parisien, que beaucoup de couples évitent, donne des journées courtes mais une lumière rasante dès le milieu de l'après-midi. C'est la saison où la pierre de taille prend le mieux.
Certains y restent deux jours avant de descendre vers la Provence, d'autres s'y marient et prolongent ailleurs, d'autres encore y reviennent pour une séance de couple une fois la date passée.
Ce sont ces couples-là que je photographie ici, avec le même regard de Paris aux champs de lavande ou aux bords de la Méditerranée.
Je travaille avec des organisatrices parisiennes et internationales, et c'est souvent par elles que les couples venus de loin me trouvent.
Ce que cela change pour vous : le déroulé se prépare avant votre arrivée, les lieux se repèrent sans vous, et le jour venu tout est déjà en place.
Sur les journées qui demandent deux regards, je travaille avec Lonata. Sur celles qui demandent aussi un film, avec Julien.
Faut-il une autorisation pour photographier dans Paris ? Pour un reportage à main levée, en journée, dans l'espace public, les démarches sont inutiles. Elles deviennent nécessaires dès qu'un trépied, un éclairage ou une privatisation entrent en jeu, avec un délai de quinze jours ouvrés. Les monuments, les jardins et les lieux privés ouverts au public ont chacun leurs règles, et certains demandent une redevance. Nous choisissons en fonction de ce qui est faisable à votre date.
Combien de temps à l'avance faut-il réserver ? Les couples qui viennent de l'étranger s'y prennent en général plus d'un an à l'avance, le temps de caler leurs vols et leurs lieux. Pour une séance de couple seule, quelques semaines suffisent souvent.
Peut-on combiner Paris et la Côte d'Azur ? C'est la formule qui me paraît la plus juste pour un couple venu de loin : une séance parisienne, puis le mariage dans le Midi, sans changer de regard en route. Le déroulé se construit ensemble.
Où se fait la séance de couple ? Où vous voulez, et je vous emmène volontiers là où l'on va rarement seul. Le choix se fait à l'échange, en fonction de ce que vous aimez et de l'heure dont nous disposons.
Travaillez-vous avec les organisatrices de mariage ? Régulièrement. Une organisatrice peut me joindre directement pour échanger sur une date.
Racontez-moi votre journée, et nous verrons ensemble comment elle se photographie.
Lawrence Banahan, photojournaliste de mariage à Paris et sur la Côte d'Azur. 165 rue d'Alésia, Paris 14e.
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