Un mariage se documente. C'est ainsi que je l'aborde, et Castellaras se prête à cette approche par sa seule architecture.
Le château se dresse sur une hauteur de Mouans-Sartoux, avec vue d'un côté sur l'arrière-pays grassois et de l'autre sur la Méditerranée. Cette double exposition fait sa singularité, et elle rend le choix de l'heure décisif : selon le moment, la même terrasse passe du plein soleil à l'ombre complète.
Castellaras est bâti sur un point haut, ce qui donne les vues et crée aussi des changements d'exposition brutaux d'un espace à l'autre.
Concrètement, un déroulé bien réglé vaut ici davantage qu'ailleurs. La terrasse face à la mer est douce le matin et dure l'après-midi. Celle qui regarde l'arrière-pays fait l'inverse. Un vin d'honneur placé du mauvais côté au mauvais moment, et vos invités passent une heure face au soleil.
Je repère ce point systématiquement avant le jour, et je le cale avec le lieu ou avec l'organisateur.
Le bâtiment est fortement dessiné, avec des volumes, des arcades et des lignes que la plupart des domaines provençaux ignorent.
Cela sert un reportage de deux façons. Il fournit des cadres naturels, des ouvertures et des perspectives qui organisent l'image sans qu'on ait rien composé. Et il offre assez de variété pour construire une série entière en déplaçant peu les mariés, ce qui est rare et précieux sur une journée complète.
C'est l'usage auquel le lieu se prête le mieux, et celui que je recommande aux couples venus de loin.
Un domaine qui propose autant de décors distincts perd de sa valeur quand tout se comprime en huit heures. Étalé sur deux ou trois jours, il donne autre chose : un dîner la veille dans un espace, la journée principale dans un autre, un brunch le lendemain dans un troisième. Les images racontent alors un séjour plutôt qu'une journée.
Le soleil se couche derrière les collines de l'ouest, ce qui fait arriver la dernière heure plus tôt qu'au bord de mer, et tomber vite une fois la crête passée.
Je place donc la séance de couple plus tôt qu'à Cannes ou à Antibes, et je le dis toujours. C'est le principal ajustement à faire en quittant la côte pour l'arrière-pays.
Le château dispose d'espaces intérieurs, et son architecture les rend photographiables, ce qui est loin d'être le cas de toutes les salles de réception. Pour la séance de couple, je préfère la reporter à un autre jour, plus tard dans la semaine ou au-delà.
Où se trouve le château ? À Mouans-Sartoux, entre Cannes et Grasse. Un quart d'heure de chacune, une demi-heure de l'aéroport de Nice hors haute saison.
Toute la journée peut-elle se tenir sur place ? La journée entière se déroule sur place, et c'est la formule la plus courante ici. Le lieu convient particulièrement aux mariages étalés sur plusieurs jours.
Quelle est la meilleure heure pour la séance de couple ? Plus tôt qu'au bord de mer. Le soleil disparaît derrière les collines de l'ouest, et la lumière tombe vite ensuite. Nous calons cela ensemble selon la saison.
Le relief complique-t-il l'accès ? Rien d'insurmontable, la route qui monte reste étroite et les transferts demandent une marge en haute saison.
Quand les couples s'y prennent-ils ? Les demandes me parviennent en général une quinzaine de mois avant la date. Le château se prête aux mariages étalés sur deux ou trois jours, et une réservation de cette ampleur se décide plus tôt qu'une simple soirée.
Racontez-moi votre journée, et nous verrons ensemble comment elle se photographie.
Lawrence Banahan, photojournaliste de mariage à Mouans-Sartoux et sur la Côte d'Azur.
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