Entre Cannes et Grasse, Mouans-Sartoux passe souvent inaperçue. C'est une erreur de perspective : la commune concentre plusieurs des plus beaux lieux de mariage du département, et son château abrite un musée d'art concret, ce qui n'est pas banal pour un village de dix mille habitants.
Je suis photojournaliste de mariage. Je fais du reportage : j'observe, je me déplace, je photographie ce qui a lieu. Vous n'avez rien à jouer, et c'est précisément ce qui rend la journée belle à photographier.
C'est un lieu très architectural, avec des vues dégagées sur l'arrière-pays et sur la Méditerranée.
Le relief et l'exposition y rendent le choix de l'horaire déterminant : selon l'heure, la même terrasse passe du plein soleil à l'ombre complète. En contrepartie, le château offre assez de décors différents pour construire un reportage entier sans déplacer les mariés en permanence, ce qui est rare.
Il se prête particulièrement aux mariages qui s'étalent sur plusieurs jours, avec ce que cela suppose de rythme plus lent et de moments moins comptés.
Très végétal, construit autour de jardins et d'un étang, avec salle, terrasse, piscine et hébergement sur place.
Deux paramètres comptent ici. La chaleur estivale, réelle dans ce creux, et la rapidité avec laquelle la lumière tombe en fin de journée derrière les collines de l'ouest. Un planning qui repousse trop tard la séance de couple perd la lumière avant d'avoir commencé.
L'étang, lui, apporte quelque chose que peu de domaines ont : un plan d'eau qui double le ciel et éclaire par le bas.
Le Domaine de Mouans-Sartoux et son oliveraie prolongent la tradition du pays grassois. L'olivier a une particularité utile en photographie : son feuillage est clair au revers et sombre à l'endroit, ce qui rend les arrière-plans vivants et jamais tout à fait identiques d'une image à l'autre.
Le château communal, entouré de son parc, abrite l'Espace de l'Art Concret. Le village lui-même est simple, ordinaire, sans mise en scène touristique.
C'est un contrepoint utile. Après une série dans un domaine, vingt minutes dans un village où les gens font leurs courses produisent des images d'une nature complètement différente, plus vraies et souvent plus fortes.
Le plus souvent sur place. Les domaines de la commune sont complets, et l'intérêt d'un lieu unique est de supprimer les transferts.
Quand la cérémonie a lieu à Cannes, à Grasse ou à Mougins, comptez vingt minutes hors saison et le double en juillet et en août. La route qui traverse la commune est unique et se charge vite.
Les domaines cités disposent tous d'espaces intérieurs. Pour la séance de couple, je préfère la reprogrammer un autre jour, dans la semaine ou plus tard. Vous obtenez vos images dans la lumière que vous aviez imaginée.
Le village voisin de Mougins prolonge la même colline avec les dix-huit mille mètres carrés de restanques du Park, à dix minutes.
Qu'est-ce qu'un étang change à la lumière d'un domaine ? Il double le ciel et éclaire par le bas, ce que peu de domaines offrent. Au Domaine de la Mourachonne, très végétal, cet apport compense un creux où la chaleur estivale est réelle et où la lumière tombe vite en fin de journée derrière les collines de l'ouest. Un planning qui repousse trop tard la séance de couple y perd la lumière avant d'avoir commencé.
Le Château de Castellaras convient-il à un mariage sur plusieurs jours ? Il s'y prête particulièrement, avec ce que cela suppose de rythme plus lent et de moments moins comptés. Le lieu est très architectural, avec des vues dégagées sur l'arrière-pays et sur la Méditerranée, et il offre assez de décors différents pour construire un reportage entier sans déplacer les mariés en permanence, ce qui reste rare.
Que gagne un reportage à sortir vingt minutes dans le village ? Des images d'une autre nature. Le village est simple, ordinaire, sans mise en scène touristique, et les gens y font leurs courses. Après une série dans un domaine, ce contrepoint produit des photographies plus vraies et souvent plus fortes. Le château communal, entouré de son parc, abrite par ailleurs l'Espace de l'Art Concret.
Pourquoi les arrière-plans d'oliviers ne se répètent-ils jamais ? Le feuillage de l'olivier est clair au revers et sombre à l'endroit. Un coup de vent, et le fond d'une photographie change de valeur. Le Domaine de Mouans-Sartoux et son oliveraie prolongent la tradition du pays grassois, et cette particularité rend les arrière-plans vivants et jamais tout à fait identiques d'une image à l'autre.
Le trajet depuis Cannes double-t-il au mois d'août ? Le double des vingt minutes comptées hors saison. La route qui traverse la commune est unique et se charge vite. Les domaines de Mouans-Sartoux étant complets, la journée se tient le plus souvent sur place, ce qui supprime la question.
Racontez-moi votre journée, et nous verrons ensemble comment elle se photographie.
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