Photojournaliste, je traite un mariage comme un sujet : je le documente. Le Château Saint-Georges est l'un de mes lieux préférés du département, et je le dis rarement.
Il se tient sur les hauteurs de Grasse, à trois cents mètres au-dessus de la mer, dans ce pays d'oliviers et de collines où l'air reste sec quand la côte s'alourdit.
Un domaine excelle généralement sur un point. Les préparatifs, ou la cérémonie, ou la séance de couple. On compose avec le reste.
Saint-Georges est l'exception que je connaisse. Les intérieurs servent aussi bien les préparatifs du matin que les portraits de fin de journée. La piscine intérieure est remarquable et produit des images propres à elle seule. Et les espaces couverts permettent à la journée de se déplacer en gardant tout.
C'est un lieu qui tient sur la journée entière, ce qui est rare.
Les jardins sont le premier atout du domaine, et la gloriette leur point fort. La plupart des cérémonies laïques s'y tiennent, et c'est un bon choix pour une raison photographique précise.
Une structure ouverte abrite les mariés du soleil direct en les laissant dans la lumière. Le toit filtre le zénith, les côtés ouverts laissent entrer la lumière latérale : les visages sont modelés au lieu d'être écrasés, et chacun garde les yeux ouverts, les mariés comme l'officiant. Sur une cérémonie tenue en plein soleil, ce seul détail change toute la série.
La gloriette impose une contrainte, et elle se prépare : la place y est comptée, et le photographe se tient à l'extérieur de la structure pour rester hors du champ des invités. Je repère cette ligne avant que la cérémonie commence.
Autour, les jardins offrent assez de profondeur pour le vin d'honneur et les groupes de famille, avec l'ombre nécessaire en plein été.
Elle mérite une mention à part, parce que c'est un décor propre à ce lieu dans tout le secteur.
Une eau intérieure relève la lumière par en dessous et double ce qui entre par les ouvertures. Les visages sont modelés d'une façon qu'un réflecteur imite mal, et le reflet ajoute une profondeur propre à l'eau.
C'est aussi une réponse au plein été. Quand il fait trente-cinq degrés dehors à quinze heures, cet espace reste praticable et frais, et il donne à cette heure de meilleures images que tous les extérieurs du domaine.
Les intérieurs sont assez beaux pour que la pluie se vive comme un déplacement plutôt que comme une perte. C'est ce qui me fait recommander ce lieu aux couples qui se marient en mai, en avril ou en octobre.
Dans la plupart des domaines, un mariage hors saison est un pari. Ici, c'est un choix.
Elle est réelle et je l'énonce toujours : le château est homogène.
C'est sa force, tout se tient et le reportage garde son unité. C'est aussi sa limite, si la variété des décors compte pour vous. Une série entière faite à Saint-Georges se ressemble, au bon sens du terme, et elle se ressemble.
Ma recommandation, quand les couples y tiennent : l'associer à un second lieu pour la séance. Le village de Mougins est à un quart d'heure, les oliveraies d'Opio à vingt minutes, la vieille ville de Grasse à dix. Une demi-heure de trajet ouvre le registre.
Trois cents mètres, comme Grasse. La lumière du matin arrive claire et reste douce plus longtemps, parce que la brume monte de la plaine et filtre les premières heures. C'est ce qui rend les préparatifs si bons ici.
Le soleil se couche derrière les collines de l'ouest, plus tôt qu'à Cannes. La séance de couple se place donc plus tôt qu'au bord de mer.
Les intérieurs et la piscine couverte prennent le relais, et ils suffisent à tenir la journée entière, séance de couple comprise. C'est l'un des rares lieux du secteur dont je puisse le dire.
Où se trouve le château ? Sur les hauteurs de Grasse. Une demi-heure de Cannes, cinquante minutes de Nice hors haute saison, davantage en juillet et en août sur la route qui monte.
Toute la journée peut-elle se tenir sur place ? La journée entière se déroule sur place, mauvais temps compris. C'est l'argument principal du lieu.
Faut-il prévoir un second lieu pour les photographies ? Cela dépend de vous. Le château suffit largement, et si vous voulez varier les décors, un village voisin ajoute un registre en une demi-heure.
Grasse est-elle plus fraîche que la côte en été ? Sensiblement. L'altitude et l'air plus sec rendent les journées d'août praticables, là où le bord de mer devient éprouvant pour des invités en tenue.
Combien de temps à l'avance faut-il réserver ? Seize mois laissent du confort. L'intersaison est réellement ouverte ici : les intérieurs et la piscine couverte portent la journée entière par mauvais temps, ce qui fait d'avril, de mai et d'octobre de vraies options.
J'y ai travaillé aux côtés de Laure, d'Alliance Rêvée.
Racontez-moi votre journée, et nous verrons ensemble comment elle se photographie.
Lawrence Banahan, photojournaliste de mariage à Grasse et sur la Côte d'Azur.
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