Des remparts qui tombent droit dans l'eau, et une robe qui passe devant. Les pins parasols du Cap qui découpent la lumière en morceaux. Un discours qui dérape et que tout le monde préfère.
Je suis photojournaliste de mariage. Je fais du reportage : j'observe, je me déplace, je photographie ce qui a lieu. Vous n'avez rien à jouer, et c'est précisément ce qui rend la journée belle à photographier.
Antibes réunit deux territoires qui ne se ressemblent pas : une vieille ville fortifiée, dense et minérale, et un cap résidentiel fait de pinèdes et de propriétés. Un reportage qui utilise les deux ne ressemble à aucun autre du département.
C'est le lieu antibois que je connais le mieux. Les jardins à la française y produisent des jeux de lumière que je retrouve rarement ailleurs, l'architecture de mas provençal donne une chaleur que la pierre froide n'a pas, et le point d'eau ajoute aux jardins une profondeur qui sert beaucoup les photos de couple.
L'ensemble se tient, ce qui veut dire qu'on peut y passer la journée entière sans que les images se répètent.
L'Hôtel du Cap-Eden-Roc déploie neuf hectares, une Grande Allée, des terrasses, des jardins et la mer. La discrétion y est la règle, et la lumière sur les rochers demande d'être maîtrisée : c'est l'un des endroits les plus contrastés de la Côte d'Azur en milieu de journée.
La Villa Eilenroc et ses jardins ouvrent une autre possibilité, plus botanique et moins hôtelière.
À Juan-les-Pins, les Belles Rives offrent la terrasse et la plage aux beaux jours, et La Passagère comme registre intérieur Art déco quand la saison fraîchit. L'arrivée en bateau y reste possible, et c'est une entrée de mariés que peu de lieux permettent.
Le Vieil Antibes donne ce que les domaines ne donnent pas : des ruelles étroites, des façades ocre, des escaliers, et le rempart qui ouvre d'un coup sur la mer. En vingt minutes on y construit une série complète.
Comme partout dans les vieilles villes du littoral, il faut choisir l'heure. En milieu de journée la fréquentation est forte et les ombres sont dures. Tôt le matin et en fin d'après-midi, tout change.
En les séparant dans le temps plutôt qu'en les enchaînant. Les préparatifs et la cérémonie d'un côté, la séance de couple de l'autre, avec un seul transfert entre les deux.
Le trajet est court, dix à quinze minutes, mais la circulation d'Antibes en juillet et en août le double sans prévenir. Une marge de trente minutes évite de prendre le retard sur la séance de couple, ce qui arrive systématiquement quand on n'en prévoit pas.
Les lieux cités disposent tous d'espaces intérieurs, La Passagère aux Belles Rives étant un exemple d'alternative qui ne ressemble pas à un repli. Pour la séance de couple, je préfère la reprogrammer un autre jour, dans la semaine ou plus tard. Vous obtenez vos images dans la lumière que vous aviez imaginée.
Qu'est-ce qui distingue un reportage antibois de ceux du reste du département ? Antibes tient deux territoires qui ne se ressemblent pas, une vieille ville fortifiée, dense et minérale, et un cap résidentiel fait de pinèdes et de propriétés. Un reportage qui utilise les deux produit une série qu'aucune autre commune du département ne permet. La Bastide du Roy, avec ses jardins à la française, son architecture de mas et son point d'eau, tient à elle seule une journée entière sans que les images se répètent.
Quelle marge faut-il compter entre le Cap et le Vieil Antibes ? Dix à quinze minutes de trajet, et trente minutes de marge. La circulation d'Antibes en juillet et en août double le temps de parcours sans prévenir, et le retard se prend systématiquement sur la séance de couple. Les deux se séparent dans le temps plutôt qu'ils ne s'enchaînent : préparatifs et cérémonie d'un côté, séance de couple de l'autre, avec un seul transfert.
Comment traiter la lumière sur les rochers du Cap en milieu de journée ? C'est l'un des endroits les plus contrastés de la Côte d'Azur à cette heure, et la lumière y demande d'être maîtrisée plutôt que subie. Les neuf hectares de l'Hôtel du Cap-Eden-Roc, sa Grande Allée, ses terrasses et ses jardins offrent assez d'ombre construite pour déplacer la séance plutôt que de lutter contre le contraste. La discrétion y est la règle, ce qui cadre avec une pratique de reportage.
Une arrivée des mariés par la mer est-elle possible à Juan-les-Pins ? Les Belles Rives permettent l'arrivée en bateau, ce que peu de lieux du littoral autorisent. La terrasse et la plage servent aux beaux jours, et La Passagère prend le relais en registre Art déco quand la saison fraîchit. [À COMPLÉTER : les Belles Rives imposent-elles un créneau, une autorisation ou un prestataire pour une arrivée en bateau ?]
À la Bastide du Roy, les restanques et les trois cent soixante-cinq oliviers découpent le domaine en espaces successifs. Le Jardin à la Française reste ombragé par ses arbres centenaires, et le Pavillon des Oliviers sert de repli quand le ciel se ferme. En remontant vers les collines, Vallauris remplace la mer par la matière, les ateliers et les murs d'émaux, tandis que Cannes se rejoint par le bord de mer.
Racontez-moi votre journée, et nous verrons ensemble comment elle se photographie.
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