Reportage photo à l’Auberge des Adrets, un photographe mariage dans les pas d’ { A +Y }

Vendredi 10 juillet 2015, 10 h, Auberge des Adrets, suite Cendrillon. Le photographe mariage suit les gestes de la maquilleuse qui glisse la pointe de l’eye liner sur le bord de la paupière délicatement ombrée de gris de la mariée, une touche de crayon au ras des cils, juste là, dans le coin externe de l’œil et un soupçon de mascara noir pour finir. { A }  jette un coup d’œil dans le miroir qui lui renvoie l’image d’une jolie blonde, teint d’opale, visage aux traits fins où se dessinent les deux petits lacs verts de son regard et sa bouche aux contours délicats parée d’un rose mat mettant sa froide beauté en valeur. Une pince relève une grosse mèche de cheveux laissant le reste de ses boucles rondes retomber en souplesse sur ses épaules.

C’est le moment de laisser { A }  à ses préparatifs pour poursuivre mon reportage photo dans la pièce voisine. { Y }, brun athlétique au physique de jeune premier, debout devant le miroir, met ses boutons de manchettes. Quelques clichés du marié qui ne me prête aucune attention. Hum… hum… la cravate fait de la résistance, mais pour le reste cela s’annonce bien. Emmanuel, le frère de { Y } l’aide à s’habiller ; un regard extérieur est parfois utile et il a toujours été fâché avec les cravates ! Ces accessoires diaboliques ont juste été inventés pour éprouver les nerfs des pauvres malheureux qui doivent les porter, semble penser le marié. Je m’éclipse à nouveau.

Un regard sur le jardin depuis la fenêtre de l’étage, tout semble prêt, les invités sont déjà là et le ciel est d’un bleu sans nuage. Je peux retourner voir où en sont les préparatifs d'{ A }. Elle est presque prête. Cendrillon moderne, ce n’est pas dans une pantoufle de vair qu’elle glisse son pied, mais dans une paire de Jimmy Choo aux talons vertigineux ! La curiosité est sans doute trop forte, je vois le visage d’Emmanuel se glisser dans l’encoignure de la porte. Juste le temps de jeter un œil et il s’esquive en silence, personne n’a prêté attention à lui, sauf l’objectif vigilant de mon appareil auquel rien n’échappe ; pas d’inquiétude, je saurai me taire.

Le reportage photo continue ainsi jusqu’en fin d’après-midi, moment où je réunis les invités pour un photobooth déjanté, comme il se doit. Installés dans le canapé en rotin, les volontaires laissent exprimer l’enfant qui sommeille en eux. Exercice régressif et déjanté, tout est permis, même me tirer la langue ! Pas mal, pas mal, pour des amateurs ne connaissant rien à cet exercice !

Il est temps pour moi de partir. Je range mon matériel. Demain un autre reportage m’attend et ce sera une nouvelle histoire d’amour à mettre en images. Raconter des histoires, je crois que c’est finalement ce que je préfère dans mon métier.

Lieux : Auberge des Adrets
Coiffure et Maquillage : Elodie Coiffure

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